J'aime les citations.Dernièrement, j'ai trouvé celle là particulièrement jolie :
"Vivre sur terre comporte bien des choses, entre autres, un tour complet, annuel et gratuit autour du soleil"
De mes périgrinations sur le net, un texte d'auteur inconnu :
Une conspiration spirituelle
A la surface du monde actuellement il y a la guerre, la violence et des choses qui paraissent sombres.
Mais calmement et sans bruit en même temps quelque chose de différent est en train de se passer sous la surface. C'est une révolution intérieure et certaines personnes sont appelées à une lumière plus élevée. C'est une révolution silencieuse, de l'intérieur vers l'extérieur, partant du bas. C'est une opération Globale, une Conspiration Spirituelle. Il y a des cellules dans chaque nation sur la planète.
Vous n'allez pas nous voir à la TV, vous n'allez pas nous lire dans les journaux, vous n'allez pas entendre parler de nous à la radio. Nous ne cherchons pas la gloire. Nous ne portons pas d'uniformes. Nous arrivons en formes et grandeurs, couleurs et styles différents. La plupart de nous travaille anonymement. Nous travaillons calmement derrière la scène dans chaque pays et culture du monde. Des villes grandes et petites, des montagnes et vallées, dans les fermes et villages, tribus et iles lointaines. Vous pourriez nous croiser dans la rue sans remarquer. Nous sommes "undercover", nous restons derrières les scènes. Cela nous est égal qui reçoit les louanges. Mais simplement que le travail se fasse. Parfois nous nous remarquons mutuellement dans la rue, nous nous faisons signe et continuons notre chemin. Dans la journée beaucoup de nous prétendent d'avoir un travail normal. Mais derrière le faux étalage, la nuit le vrai travail se fait.
Certains nous appellent l'Armée Consciente. Nous créons lentement un nouveau monde. Nous vivons avec passion et joie. Nos ordres viennent de l'Intelligence Spirituelle Centrale. Nous faisons tomber des bombes d'amour douces lorsque personne ne nous regarde : des poèmes, des hugs, de la musique, des photos, films, mots gentils, sourires, méditations et prières, la danse, l'activisme social, les sites web, les blogs, des actes de gentillesses anodins .... Nous nous exprimons chacun à notre manière unique avec nos talents et cadeaux uniques.
Soyez le changement que vous désirez voir dans le monde. Voilà le motif qui nous remplit le cœur. Nous savons que c'est la seule manière pour une vraie transformation. Nous savons que calmement et humblement nous avons la puissance de tous les océans réunis. Notre travail est lent et méticuleux, comme la formation des montagnes. Cela ne se voit pas au premier abord. Et pourtant des plaques tectoniques entières seront bougées ainsi. L'Amour est la nouvelle religion du 21e siècle. Il ne faut pas une grande éducation ou avoir des connaissances exceptionnelles pour le comprendre. Cela vient de l'intelligence du cœur inclus dans la pulsation évolutionnaire éternelle de tous les êtres humains. Soyez le changement que vous désirez voir dans le monde. Personne ne peut le faire à votre place. Nous recrutons maintenant. Peut-être allez vous nous rejoindre, ou vous l'avez déjà fait. Tous sont les bienvenus. La porte est grande ouverte.
Auteur inconnu
Traduction Erika W.
J'aime les cabanes d'enfants, espaces de bric et de broc, abris ouverts aux quatre vents, cachettes de sieste, de lecture, de rêverie...Je rêve sur des photos du net comme ici ou là...
Je rêvais d'une cabane perchée dans un arbre centenaire mais les arbres du jardin n'étaient pas encore de taille.
Le local technique de la piscine s'etait effondré sous le poids d'un bananier généreux et le maçon qui est venu le réparer en a fait le toit sous forme d'une dalle de béton. Dalle qui devint tout naturellement le sol de "la" cabane, bien plus modeste bien sûr que les "vraies". Mais elle remplit bien son office. Je l'imaginais espace de jeu pour les enfants mais c'est bien moi qui y suis le plus souvent...

Un lien vers un blog que je visite régulièrement pour la multitude de photos d'intérieurs, et la richesse des liens. Nos maisons sont un prolongement de nous : nul intérieur n'est identique à un autre et nos maisons, nos décors, l'assemblage des objets dont nous nous entourons n'existeraient pas si nous n'existons pas. Nos maisons parlent de nous dans leur langage de sensations, d'impressions, de senteurs...nous secretons nos décors comme l'escargot sa coquille, et les transportons avec nous pour toujours. Les décors de notre enfance comme celui de tous les lieux où nous avons habité continuent d'exister en nous bien après leur disparition...
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Quinze jours d'intempéries sur l'île, une pluie continue, l'humidité qui s'insinue partout avec la moiteur propice aux champignons et algues, la pile de linge à laver qui grossit, les infiltrations qu'on découvre aux murs et toit...Et enfin le soleil... Non, point de plage, de randonnée...Ce fut un week end de grand ménage. Vite, laver, sécher, nettoyer, réparer, rendre sa douceur à la maison avant que ne revienne la pluie car la météo nous promet encore de grandes eaux. Ce faisant, réaliser que j'aime faire mon ménage, et doucement, rendre son harmonie au foyer. Jeter ce qui doit l'être, rendre les objets à leur place naturelle, et éloigner pour un temps le chaos. Des souvenirs me reviennent d'une lointaine et douce enfance. J'avais pleuré au moment où Amti Hassna partait. Amti Hassna, que Dieu ait son âme, venait aider maman épisodiquement à l'approche des fêtes ou au moment des grands ménages. Elle restait quelques jours, passait en général la fête avec nous puis disparaissait pour un temps. Je l'aimais car maman discutait et riait beaucoup en sa présence et j'ai le souvenir emerveillé de contes qu'elle savait raconter, des histoires de filles de sultan inaccessible, de prince amoureux,... J'avais donc pleuré au moment où elle devait partir et elle avait cédé et m'avait emmenée avec elle pour quelques jours. J'ai le souvenir charmé de son miniscule chez elle : une chambre dans une petite "dar" que se partageaient plusieurs locataires. Une chambre toute chaulée d'un blanc mat et lumineux, sol compris. On se déchaussait naturellement avant d'entrer, et ça donnait un sentiment de "sacré" à cet habitat pourtant modeste. Je me souviens du charme des niches de rangement creusées dans le mur en petits placard et étagères, du clair obscur de sa lampe à pétrole le soir tandis qu'elle me racontait des histoires pour m'endormir. Il se dégageait de cet ordre, de cette propreté un sentiment de dignité et de respect de soi même. ça n'a rien à voir avec les moyens financiers et je suis sensible à ça chez les gens.Des photos glanés sur internet ressemblent à cet univers disparu avec elle.



La photo du jour est un peu triste ce matin : l'olivier est à terre après les vents violents de cette nuit. Je l'avais cherché longtemps et fini par le trouver dans une exposition florale des mamies de Faaa. Il était haut comme trois pommes quand je l'ai planté, en pensant au brin d'olivier de la colombe annonçant à Noé la fin du déluge. Il a poussé vite (trop vite?) et était la première chose que je voyais en arrivant à la maison. Il me rappellait un autre olivier dans une autre maison... Aux amis que s'étonnaient "Tu ne le tailles pas, il est si près de la terrasse", je répondais que l'aime comme ça et que j'aurais du mal à toucher le beau feuillage gris.
Repoussera-t-il?

C'est une obsession ancienne : la poésie de Nizar quabbani que je m'en vais lire de temps en temps ici...
Bientôt la Saint Valentin, l'occasion de traduire, très librement, l'un de ses nombreux poèmes, voici :
Ta conversation est un tapis perse
Tes yeux des oiseaux damascènes
Et mon coeur voyage
Sur les eaux de tes mains
Et fait la sieste
A l'ombre du bracelet
Je t'aime tant
Laisses moi te servir un thé
Tu es féériquement belle ce matin
Ta voix est une arabesque
Sur une soierie de Marrakech
Ton collier joue comme un enfant
Avec la lumière
Laisses moi te servir un thé
T'ai je dit que je t'aimais
Je suis si heureux que tu sois là
Si heureux
comme quand arrive le poème
Quand arrivent les bateaux
Ou les souvenirs lointains
Laisses moi te traduire
Un peu de ce que disent les fauteuils
Pour te souhaiter la bienvenue
Laisses moi te dire
Ce qui passe par la tête des tasses
qui t'attendent
Et par la tête des petites cuillères
Et par la tête du sucrier
Je t'aime tant
Laisses moi trouver des mots
A la mesure de ma tendresse
Et te raconter
Ce que je dis de toi
entre moi et moi
Entre mes cils et mes yeux
Et quand ne suffisent pas les mots
Te dire en paraboles
En grondement de tonnerre
En crépitement de pluie
Pourquoi je t'aime ?
Le paquebot ne souvient pas
Comment l'océan l'a assiégé
Le plomb dans la chair ne sait pas
D'où il est venu
Ni ne s'excuse
Pourquoi je t'aime?
Ai je le choix?


Après midi de pluie et de vent : l'occasion de se faire un thé et sous mon tifaifai préféré, paresser en surfant au hazard d' internet. Trouvé sur ce blog , une citation d'une écrivain américaine que je ne connaissais pas. Tentative de traduction :
"Nous sommes tous des artistes
Chacun d'entre nous est un artiste
Notre toile est notre vie . Chaque choix que nous faisons est un point sur notre toile . Dans un premier temps , les points sont minuscules et dispersés et apparemment sans lien . Mais peu à peu , au fil du temps , une image apparaît .
Vivre est un art . Ne laissez personne vous dire le contraire Et ne laissez personne vous dire que c'est facile. Il faut travailler dur pour garder une vie simple. Il faut beaucoup d'attention pour lui donner du sens . Parfois on a l'impression que c'est comme un numéro d'équilibriste entre apprendre à s'accrocher et apprendre à lâcher prise . Mais votre art est votre vie ."
« Il faut beaucoup de temps pour être un génie . Vous devez vous asseoir longtemps , ne rien faire , vraiment rien faire. "
~ Gertrude Stein

Dans le jardin enchanté
C'est la mode du potager
Des petites mains s'affairent
des petits coeurs espèrent
Jamais pousse de fraisier
N'a été autant bichonnée

C'est arrivé plusieurs fois
Et ça me met autant en joie
De découvrir près de mon logis
Un nid garni
Finira-t-il en goûter
Pour la marmaille affamée
Ou sera-t-il épargné
Pour que continue la vie
