C'est une obsession ancienne : la poésie de Nizar quabbani que je m'en vais lire de temps en temps ici...
Bientôt la Saint Valentin, l'occasion de traduire, très librement, l'un de ses nombreux poèmes, voici :
Ta conversation est un tapis perse
Tes yeux des oiseaux damascènes
Et mon coeur voyage
Sur les eaux de tes mains
Et fait la sieste
A l'ombre du bracelet
Je t'aime tant
Laisses moi te servir un thé
Tu es féériquement belle ce matin
Ta voix est une arabesque
Sur une soierie de Marrakech
Ton collier joue comme un enfant
Avec la lumière
Laisses moi te servir un thé
T'ai je dit que je t'aimais
Je suis si heureux que tu sois là
Si heureux
comme quand arrive le poème
Quand arrivent les bateaux
Ou les souvenirs lointains
Laisses moi te traduire
Un peu de ce que disent les fauteuils
Pour te souhaiter la bienvenue
Laisses moi te dire
Ce qui passe par la tête des tasses
qui t'attendent
Et par la tête des petites cuillères
Et par la tête du sucrier
Je t'aime tant
Laisses moi trouver des mots
A la mesure de ma tendresse
Et te raconter
Ce que je dis de toi
entre moi et moi
Entre mes cils et mes yeux
Et quand ne suffisent pas les mots
Te dire en paraboles
En grondement de tonnerre
En crépitement de pluie
Pourquoi je t'aime ?
Le paquebot ne souvient pas
Comment l'océan l'a assiégé
Le plomb dans la chair ne sait pas
D'où il est venu
Ni ne s'excuse
Pourquoi je t'aime?
Ai je le choix?






